Petit historique de Lanton…

Bien que la venue des grecs sur les bords du Bassin soit très controversée, de nombreux villages portent des noms à consonance hellénique…

Mais les Grecs n’auraient, paraît-il, jamais quitté les bords de la Méditerranée et les noms des villages se terminant en « os » seraient plutôt, à en croire Camille Jullian, le reflet d’un passé ethnique émanant d’une langue locale apparentée à l’Ibère.

Le nom de LANTON viendrait donc d’un Romain dont le patronyme était Lantos. Les premiers habitants des bords du Bassin étaient les « Boyens », descendants des « Boyats », qui vivaient au bord de la Leyre environ 4000 ans avant J.C.

Des vestiges préhistoriques ont du reste été découverts tout autour du Bassin, en particulier une hache en pierre polie grise trouvée au bord du « Betey », ruisseau séparant le Mauret et Andernos.

Les premiers hommes de notre pays vivaient de chasse et de pêche. Peu nombreux, ils avaient beaucoup de ressources, tant en gibiers qu’en coquillages.

A partir des pins, très anciens dans notre région, puisque des pirogues en pin ont été découvertes immergées au fond de l’étang de Cazaux, ils savaient fabriquer le « Brai* » dont ils se servaient pour la peinture et l’étanchéité.

* Brai: Résidu de la pyrolyse d’un matériau organique ou de la distillation d’un goudron.

Dès les XIe et XIIe siècles, on retrouve un certain Amanieu de Castet, qui semblait avoir autorité sur Lanton vers 1120 / 1140, sans que l’on ait pu déterminer avec certitude l’étendue géographique de son domaine.

Au XIVe siècle, Lanton fut célèbre pour son élevage de faucons destinés au Roi d’Angleterre, faisant partie de l’Archiprêtré de Buch et Born sous l’égide d’Edward Prince de Galles, Prince Noir et fils d’Edward III. C’est Edward II d’Angleterre qui concède en 1340 à Maurice Berkeley le droit d’élever des faucons.

Lanton n’a pas eu un développement rapide, les ressources demeurant très pauvres. Quelques cultures de seigle et du « petit maïs » (blé d’Espagne ne nécessitant que peu d’eau), la pêche, un peu d’élevage, et plus tard les marais salants* et l’ostréiculture (la gravette- huitre plate) ont permis aux habitants d’alors de survivre.

* Les marais salants : en 1770 le Marquis de Civrac créé les marais salants, qui seront ensuite transformés en réservoirs à poissons sur les domaines de Certes, Graveyron et Lanton.

Témoins des cultures de blé et seigle, de nombreux moulins à vents ou à eau ont existé sur le Bassin, dont deux moulins à eau sur la commune, situés près du ruisseau qui sépare Lanton d’Audenge.

La forêt a été plantée après 1857 dans la lande drainée et valorisée : aujourd’hui, la commune de Lanton couvre un territoire de 13 619 ha, dont 11 000 ha de forêt (ce qui en fait la troisième commune forestière de France).

C‘est à la fin du 19e siècle, grâce au chemin de fer et surtout au début du 20e siècle, que la commune s’est développée avec les bains de mer, le tourisme et la publicité sur les bienfaits cumulés de l’iode et de la résine.


Évolution de la Population


  • 1726 : 270 habitants
  • 1860: 643
  • 1981 : 2900
  • 1999 : 5000
  • 2017 : 6859
  • 2019 : 7100 


Superficie

136.2 km², soit 50 habitants au km²

ZOOM SUR… L’Église Notre Dame de Lanton
Édifiée au XIIe siècle en pierres du Gard et garluche et agrandie au XIXe siècle, cette église est l’unique sur le Bassin d’Arcachon à être entourée de son cimetière. Elle appartenait à la Seigneurie de Certes.