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août 22

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Compte rendu sur Francis Jeanson

Bernard Vrignon« L’être est défini par la finitude. Sans elle, on ne vivrait pas. »Telles sont les premières paroles proférées par F. Jeanson lui-même, (car extraites du film document composé d’entretiens avec Francis) projetées à l’assistance rassemblée pour ouïr Bernard Vrignon rendre un hommage à la mémoire du philosophe, écrivain, sociologue disparu à Arès le 1er Août 2009 à l’âge de 87ans.

Bernard Vrignon, sociologue, chargé de recherches et vice président de la Maison des citoyens du monde de Nantes, proche de Jeanson, retrace avec admiration et précision les 6 périodes de « l’homme d’action et de réflexion » qu’il connut dans les années 1992-1993.

  • De 1943-1948

Après le refus du STO, Jeanson rejoint De Gaulle en Afrique et est arrêté.
Agrégatif à la Sorbonne en 1946, son activité d’écrivain débute avec le « problème moral et la pensée de Sartre » dont la préface est rédigée par Sartre.

-         pour lui, la liberté n’existe pas (déterminisme de la naissance) mais l’être peut par son vécu obtenir la « libération »

-         La citoyenneté est un statut, la « citoyennisation » s’acquiert par la pratique de son vécu.

-         Il croit à la « dialectarisation » c’est-à-dire le dialogue avec autrui, dans la quête de la reconnaissance de chacun par l’autre.

  • De 1949 à 1955

Accompagné de sa femme, F. Jeanson séjourne en Algérie, cotoie la population musulmane, prend conscience du mépris des grands colons pour elle.
Il ne partage pas les idées de Camus dans « l’homme révolté » pour qui l’absurdité de l’existence entraîne la révolte.
En 1955 il publie « l’Algérie hors la loi » où il traite de l’injustice entre les musulmans et les colons.

  • De 1956 à 1966

Jeanson passe de la position d’analyse à une attitude concrète en devenant à Paris, chauffeur de taxi pour musulmans.
En 1957, il ne partage pas les idées de Sartre après la pétition sur la répression en Hongrie. Ilconstitue le réseau Jeanson qui le conduit en 1960 à un procès.

Condamné par contumace il est amnistié en 1966, (après les accords d’Evian 1962).

  • De 1967 à 1972

Francis Jeanson appelé par Malraux, préfigure la Maison de la Culture. Pour lui, l’action culturelle qui permet de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, peut être un moyen de « citoyennisation » c’est-à-dire de construction d’une relation avec des exclus de la société.

En psychiatrie, il « structure » la formation des infirmiers et infirmières pour changer leurs relations avec les malades, jusqu’alors considérés comme des objets.

  • Dans les Années 92-93

Il défend la Bosnie multiculturelle,multifonctionnelle.

  • A partir de 1994, il vit sur le Bassin à Claouey en continuant à agir car pour lui :

« c’est important de penser…il faut partager du sens entre nous; le sens seul existe. »

Généreux, pudique et modeste, F. Jeanson a démontré que l’homme doit s’engager pour faire quelque chose de sa vie, exigent qu’il était à donner un sens à la vie qui s’arrête.

Le public réceptif a prolongé la conférence par un échange « authentiquement » et  « intimement » enrichi par les interventions des membres de la famille de F. Jeanson, son fils Olivier, Nicole sa belle fille, et deux de ses petites filles  qui très simplement avaient accepté  d’être présents à cet hommage.

Thérèse  Miquel

Voir l’article sur la conférence

Soirée Françis Jeanson

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