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fév 12

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Compte rendu sur Jean Anouilh

Ce mercredi 23 juin « les mots du mardi soir » accueille Philippe Rouyer conférencier hors pair, angliciste, professeur du département « arts et spectacle  à l’université de Bordeaux ; il nous fera profiter tout au long de cette conférence de sa connaissance approfondie du théâtre et de sa passion pour cet art qu’il pratique aussi en tant qu’acteur.

Dans un premier temps, Philippe Rouyer replace l’écrivain et le dramaturge, né en 1910, au sein du florilège de ses illustres congénères  : A. Camus (né en 1913), André Roussin (1911), M.Duras (1914). Il nous rappelle qu’à la libération, aux côtés de A.Camus, F. Mauriac, P.Valéry, Colette tous hostiles à la peine de mort, ils tentent de sauver R. Brasillach de la peine capitale.

Sa 1ère pièce, écrite avec J.Aurenche  Humulus le muet  est un échec (1929).

En 1929, sa « 1ère vraie pièce » : L’Hermine  est jouée salle de la  Comédie Française avec  Pierre Fresnay. Au même moment Gide présente  Œdipe .

Avec  Le voyageur sans bagage  en 1937, Anouilh connait son premier grand succès.  Au Théâtre des Mathurins, Georges Pitoëff en assurera la mise en scène.

En 1938  Le Bal des voleurs rencontre également un large public.

En février 1944,   Antigone  sera mis en scène au théâtre de l’Atelier, cette pièce reste l’une des pièces les plus jouées du répertoire théâtral en France et à l’étranger.

A partir de cette époque, les  théâtres parisiens représentent plus ou moins chaque saison une nouvelle pièce d’Anouilh. Elles rencontrent un vaste public et sont souvent interprétées par de célèbres acteurs comme Danièle Delorme et Jacques Dufilho dans  Colombe  en 1951, Louis de Funès dans  La valse des toréadors en 1952,  Paul Meurisse, dans Hurluberlu ou  Jean-Pierre Marielle dans La Culotte

Philippe Rouyer resitue  Anouilh sur la scène théâtrale de son époque. Il évoque ses contemporains comme Camus qui avec  les Justes ou Caligula,  illustre un théâtre plus engagé et Beckett qui révolutionne la forme théâtrale avec En attendant Godot   en 1952.

Des critiques ont souvent dit d’Anouilh qu’il écrivait  pour  le Boulevard supérieur, sa plume est acérée,  son écriture est alerte, il connaît « les ficelles » qui font rire et qui plaisent au public. Anouilh est parfois jugé comme un « auteur qui n’a rien à nous dire pourvu que ce soit distrayant et bien dit, et que nous passions une bonne soirée ». Sa satire sociale et politique peut paraître parfois  réactionnaire, néanmoins, pour Philippe Rouyer, Anouilh fait partie des auteurs importants et incontournables du   répertoire théâtral français ; Il est par certains aspects proche du théâtre de  Feydeau,  Sacha Guitry et de Marcel Aymé. Il est plus complexe qu’il n’y paraît comme on pourra  le voir dans « les Fables » représentés le vendredi 25 juin à Lanton.

Anouilh se plaisait à dire et à faire dire à Ornifle « dans la vie, il faut avoir du courage et jouer la comédie. L’homme est un animal inconsolable et gai. » Cette phrase clef citée par Philippe Rouyer est caractéristique de la pensée de l’écrivain.

En deuxième partie, des diapositives représentant des décors et  acteurs mettront en lumière l’évolution des mises en scènes des pièces d’Anouilh.

Un échange habituel s’ouvre avec la cinquantaine de personnes présentes vivement intéressées par ce voyage  dans la vie théâtrale française du 20ème siècle. Pour parfaire notre rencontre avec Anouilh, nous nous donnons rendez-vous  le vendredi 25 juin pour la représentation d’Antigone   jouée par   la troupe « la Déclamuse »  à la salle d’animation de Lanton .

Voir le texte sur la conférence

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