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fév 03

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Compte rendu sur la Rencontre avec Dominique Bona

Svelte, élégante et sobre, Dominique Bona  salue le public d’un large sourire qui irradie son visage serein au regard doux et pétillant.
Née en Catalogne, pays de contrastes aux couleurs violentes de paysage solaire méditerranéen, grande lectrice dès sa plus tendre enfance, cette femme agrégée de lettres modernes ressent très tôt dans le livre une aide à vivre mieux. Écrire est le besoin de vouloir faire passer ce que l’on voit et reçoit.
Avec des mots simples, colorés d’adjectifs choisis, elle définit les genres littéraires où elle excelle : la biographie et le roman.

Dans le premier prime le réel, étayé de sources (écrits, témoignages) authentiques relatives au personnage choisi (R. Gary, S. Zweig, B. Morisot, C. Malraux…).

Dans le deuxième, c’est la fiction qui l’emporte sans rationalité. Un personnage, un lieu, une couleur sont le point de départ d’une histoire purement imaginaire.

« La ville d’hiver » est née du mot « gris ». Sensible à la lumière du ciel et aux parfums Dominique Bona campe ses personnages à Arcachon autour du souvenir de D’Annunzio.
Elle admire les êtres passionnés, artistes (écrivains, peintres, sculpteurs) qui par leur sensibilité donnent les couleurs de leur monde intérieur. Elle est attirée en particulier par les femmes artistes des siècles passés qui ont du mal à faire reconnaître leurs talents de créatrices (C. Claudel, B. Morisot …).
Avec un égal plaisir et une passion non dissimulée,Dominique Bona répond aux 15 questions posées sur «  Clara Malraux », sa dernière biographie.
Sans tarir, elle parle longuement de l’enfance bourgeoise de Clara Goldschmidt, de sa vie avec Malraux, de son courage après leur rupture et de ses engagements dans la résistance et en Israël.
Pour elle, Clara, femme à l’ombre d’un grand écrivain a aimé passionnément André Malraux sans pouvoir vivre à ses côtés. Moderne et très contemporaine par sa volonté de liberté et d’émancipation, Clara (déjà âgée) avait déclaré à l’auteure  qui l’interviewait  peu après la mort de Malraux : « il faut vivre, il faut participer ».

Débat et dédicaces clôturent cette soirée particulièrement riche qui marquera le public des Mots du Mardi soir.
Le lendemain Dominique Bona participait au « salon des écrivains » à Arcachon et répondait pour « l’express » avec la même passion sereine, souriante et vrai .

Voir l’article sur la rencontre avec auteur

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